Je me réjouis d’apprendre que la Caisse des Dépôts et Consignations a accepté de débloquer  12,5 millions d’euros, couvrant les sommes dues depuis quatre mois aux entreprises œuvrant sur le chantier du pôle de santé du Villeneuvois, et permettant ainsi la poursuite du projet. Cette décision rassurante est à mettre au crédit de l’Agence Régionale de Santé et de la direction par intérim de l’hôpital, dont le travail de concertation a permis la présentation d’un plan de retour à l’équilibre réaliste et concret.

 

Ce dossier met en lumière les dégâts considérables infligés par un système encore en vigueur il y a quelques mois, dans lequel des décisions purement électoralistes étaient appliquées sans tenir compte de la réalité. Le pôle de santé du Villeneuvois s’est ainsi concrétisé sur la base de pressions politiques imposées sans concertation. Avec ces fondations plus que fragiles, le résultat est celui que nous connaissons : le projet n’est en fait pas viable et doit être revu. Je m’étais d’ailleurs exprimé en ce sens à de multiples reprises.

Le projet n’est pas surdimensionné en termes de surface ; il est en revanche pharaonique au niveau de son périmètre d’activité. Le pôle de santé de Villeneuve peut « réduire la voilure » en choisissant d’inscrire pleinement dans un réseau de santé départemental et de travailler en cohésion avec les autres structures existantes. Il est dramatique que cette dimension ait été laissée de côté pour des raisons d’egos et de manœuvres politiques douteuses.  

Le plan de redressement et le plan global de financement pluriannuel proposés par la direction sont rassurants, en ce qu’ils remettent le projet en phase avec la réalité. C’est d’ailleurs pour cette raison que l’ARS a accepté de les approuver dans leur ensemble. Le pôle de santé reprend maintenant le chemin du bon sens, pour trouver de vraies solutions, pérennes et assumables financièrement.

En tant que député de la circonscription de Villeneuve-sur-Lot, c’est un dossier que je suis avec beaucoup d’attention, dans un souci de continuité républicaine, comme je m’y étais engagé auprès des Villeneuvois.