La réalité du quotidien des Français a été, une nouvelle fois encore, la grande oubliée de l’année 2016. Des lois de circonstance et des annonces précipitées ont été les seules réponses apportées à des problèmes de fond qui méritent pragmatisme et réflexion pour mettre en place des réformes structurelles efficaces.

Face à une société qui se fragmente, à tous les niveaux, chaque jour davantage, il est nécessaire aujourd’hui de prôner le dialogue, l’apaisement et le rassemblement. La France ne manque ni d’atouts ni de ressources. Mais si notre République doit être ouverte à tous ceux qui veulent contribuer à la réussite d’un projet collectif, il faut qu’elle reste intransigeante à l’égard de ceux qui veulent la communautariser et la fragiliser.

Il est temps d’agir en revenant à des choses simples : se nourrir des expériences que vivent les gens au quotidien pour proposer des réformes de bon sens. Il faut, notamment, mesurer avec lucidité la profonde fracture territoriale qui ne cesse de s’élargir entre les zones rurales et urbaines. Ses conséquences sont dramatiques et une réaction urgente s’impose pour l’enrayer.

Je fais donc le vœu que l’année 2017 soit celle du bon sens pour que le pragmatisme triomphe des différentes idéologies et permette à notre pays de se mettre à nouveau en mouvement.