Hier, Manuel Valls et Alain Rousset ont signé et présenté l'exemple type de ce qu'il ne faudrait plus faire en matière de politiques publiques.

En effet, alors que ce nouveau contrat de plan devrait favoriser un investissement équilibré de l'Etat et de la Région à l'échelle régionale, ses différents chapitres s'appliquent au contraire à accentuer les déséquilibres territoriaux. Qu'il s'agisse de projets précisément fléchés ou de grandes lignes tracées à la va-vite, les territoires "de l'intérieur" sont les grands oubliés d'un contrat de plan qui se concentre sur des zones plus riches et plus urbaines, pourtant déjà naturellement dynamiques.

 

Ainsi, l'Etat trouvera 13,4 M€ à consacrer aux 720.000 habitants de l'agglomération bordelaise pour le rayonnement de Bordeaux Métropole, mais ne peut proposer aux deux millions et demi d'autres Aquitains que 11,7 M€ pour le maintien des services publics en zones rurales ET le développement économiques des territoires fragiles. Plus largement, les territoires ruraux se contenteront de miettes ou seront priés de faire émerger des projets qui s'inscriront peut-être dans des objectifs qui relèvent davantage de bonnes intentions. Encore une fois, alors qu'ils sont les plus dans le besoin, l'Etat et de la Région les ignorent superbement et orientent leurs crédits là où ils sont moins nécessaires.

Quelles perspectives pour le Lot-et-Garonne ? A part l'avancement de la mise à 2x2 voies de la RN21, pour lequel je m'étais fortement positionné, le contrat de plan ne propose rien pour le ferroviaire, rien pour la navigabilité et le tourisme, rien pour les berges du Lot et de la Garonne, et pire encore, rien de concret pour l'emploi et le développement économique du territoire.

Jen-Louis Costes regrette la volonté centralisatrice et le mépris du monde rural qui ont, de toute évidence, présidé à l'élaboration de ce contrat de plan.