Cet après-midi, Jean-Louis Costes s'est exprimé dans l'hémicycle sur le projet de loi relatif à la prévention de la récidive et à l'individualisation des peines, dit « réforme pénale ».

Il a tenu à exprimer son opposition à ce texte qui, selon lui, ne traduit en rien une volonté de prévenir la récidive, bien au contraire. « Face à la surpopulation carcérale, la majorité précédente avait choisi de construire plus de places dans les prisons. A l'inverse, le gouvernement nous propose aujourd'hui de faire sortir les détenus et préconise d'éviter le recours à l'incarcération. Cette vision idéologique est inacceptable. »

 

Dans la période économique difficile et face à la montée toujours plus importante du Front National qui investit ces thèmes de manière outrancière, les Français ont, selon lui, besoin de protection. Des solutions claires et concrètes doivent leur être apportées en la matière.

Or, « la suppression des peines planchers ou la mise en œuvre de la « contrainte pénale » (peine purgée en milieu ouvert) comme le désire le gouvernement ne feront que créer un sentiment d'impunité pour les délinquants et les récidivistes et renforcera le sentiment d'insécurité des victimes et de Français. »

Pire encore, il estime que la contrainte pénale est « une véritable injure faite à toutes les victimes de délits odieux ». Comment tolérer qu'une victime d'agression à caractère racial ou encore d'agression sexuelle puisse savoir son agresseur en liberté ?

Si la sanction doit bien évidemment être accompagnée d'un suivi et d'un processus de réinsertion, elle doit toutefois rester une mesure dissuasive. Ce n'est malheureusement pas l'esprit de ce texte.