Hier soir, Jean-Louis Costes est intervenu dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale dans le cadre du débat sur la réforme territoriale à venir.

Il a tenu à souligner l'importance d'une véritable réforme qui doit permettre de simplifier et de moderniser l'organisation territoriale française. « Dans un monde qui bouge et va de plus en plus vite, la France est paralysée par un fonctionnement administratif qui est devenu complètement désuet. Nous ne pouvons pas échapper à une réforme territoriale. »

Dans cette perspective, il a confirmé sa volonté de voir supprimer les Conseils généraux. Avec le renforcement des Régions et des intercommunalités, le Conseil général apparait aujourd'hui comme une collectivité qui, finalement, n'a plus sa pertinence. Permettant un allégement de la « tourtière » administrative, sa disparition mettrait fin à des doublons dans beaucoup de domaines et favoriserait la lisibilité des décisions pour l'ensemble des citoyens.

Il a, en revanche, dénoncé l'incohérence de l'agrandissement des Régions tel que proposé par le Premier Ministre. La suppression des Conseils généraux ne peut s'accompagner de la réduction du nombre de Régions. « S'il est bon de réformer, il faut veiller à ne pas tomber dans l'excès inverse ». Cet élargissement des régions bouleverserait l'équilibre économique des territoires et briserait la proximité entre les Français et leurs élus. Une telle mesure n'est pas acceptable.

Plus généralement, il a rappelé qu'au-delà d'une réforme des collectivités locales, c'est aussi une véritable réforme de l'État et de ses services déconcentrés qui serait nécessaire au pays, réforme qui avait déjà été engagée par la majorité précédente.