DPG VallsEn digne successeur de Jean-Marc Ayrault, Manuel Valls persiste résolument dans la voie de l'amateurisme et de l'incohérence.

S'il affirme avoir pris la mesure des attentes, ses propositions restent imprécises et manquent de réactivité. Les mesures annoncées en faveur de la baisse du coût du travail n'interviendront que dans un an pour les plus rapides : elles ne répondent donc en rien à l'urgence de la situation !

Les modalités de leur financement sont par ailleurs particulièrement floues : Manuel Valls promet ainsi 50 milliards d'euros d'économie, mais avec 19 milliards de l'Etat, 10 milliards de l'assurance maladie et 10 milliards des collectivités locales... on est bien loin du compte ! Les Français peuvent donc s'attendre à quelques surprises, et elles ne seront pas bonnes.

Ce discours revient enfin presque point par point sur tout ce qui a pu être fait depuis deux ans par le tandem Hollande/Ayrault. Manuel Valls va d'ailleurs jusqu'à se renier lui-même : n'a-t-il pas piloté la réforme territoriale aboutissant à la création, l'année prochaine, des conseils départementaux qu'il veut maintenant supprimer ? La réaction d'une partie de la majorité, au sein même du groupe socialiste, est symptomatique de cette incompréhension : ils ont voté la confiance, mais sous contrainte plus que par réelle adhésion.

Notre pays a plus que jamais besoin d'une ligne claire et d'une gouvernance efficace. En reniant sa famille de gauche sans pour autant s'engager dans une politique courageuse, il semble que Manuel Valls ne propose ni l'une ni l'autre.