Un comité d'entreprise extraordinaire avait lieu hier à Chambéry, lieu du siège social de l'usine MetalTemple Aquitaine (MTA) de Fumel. L'intersyndicale CGT, CFDT, CFE CGC retrouvait autour de la table des négociations l'actionnaire principal de MTA, GianPiero Colla ainsi que l'administrateur judiciaire Me Rémy Saint-Pierre.

À l'ordre du jour, la réduction de la masse salariale, préconisée par l'administrateur judiciaire dans son rapport exposé devant le tribunal de commerce de Chambéry, la veille, lundi, lors de l'audience de suivi du contrôle judiciaire. Une réduction des effectifs, actuellement de 214 salariés en CDI, dont le président du tribunal de commerce de Chambéry fait également une condition sine qua non à la poursuite de l'activité au-delà du 24 mars, évoquant dans le cas contraire une liquidation de l'entreprise.

Une atmosphère pour le moins tendue

Autant dire que les négociations se sont ouvertes hier matin dans une atmosphère pour le moins tendue. Rien n'a filtré des discussions de la journée d'hier à Chambéry, si ce n'est que les représentants syndicaux, qui rentrent aujourd'hui à Fumel, retrouveront leurs interlocuteurs demain matin dès 8 heures pour un nouveau CE, par visioconférence cette fois. Probablement pour boucler les négociations entamées hier. Le député-maire de Fumel, Jean-Louis Costes, a par ailleurs fait savoir hier qu'il était intervenu, à la demande de l'actionnaire M.Colla, auprès du directeur de cabinet d'Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, pour «trouver un moyen de financer 300 000 € permettant le départ en retraite anticipée d'ici 2017, d'une trentaine de salariés de l'usine exposés à l'amiante.»

Une assemblée générale des salariés est également programmée pour vendredi.

J.Sch.

(© La Dépêche du Midi)