SudOuest-ERDFÉnergies 47 a fait part aux parlementaires d'une situation difficile, selon elle.

Au 15 mars prochain, les coupures de fourniture d'électricité pour impayés vont reprendre. ERDF indique que ces mesures sont en hausse de 40 % en 2013 sur l'Aquitaine où 23 200 interventions de cette nature ont été recensées. « Nous remettons en service dès que le client a réglé sa facture. Gratuitement avant 15 heures. Contre 99 euros après... Les avantages de la privatisation », ironise Guillaume Floret, secrétaire général d'Énergies 47 CGT.

Ce syndicat vient d'adresser un courrier aux parlementaires de Lot-et-Garonne pour les alerter sur la situation dans le département. La missive a donné lieu à une entrevue avec Jean-Louis Costes, le député de la troisième circonscription, en fin de semaine dernière.

« Nous avons souhaité les alerter sur la mutualisation programmée du groupe d'exploitation avec Bordeaux. Ce qui signifiera pour le département le départ de six personnes chargées de la sécurisation des interventions sur le terrain pour les agents et pour les tiers. » Avec le transfert de ce service et le manque de monteurs, la CGT évalue le déficit en matière de personnel à une trentaine de personnes.

Sous la moyenne nationale

Et si le problème humain a été soulevé et sera aiguisé par l'affectation de deux agents au moins sur les coupures, Guillaume Floret fait également dans ce courrier un point sur la situation matérielle.

« La déclinaison du projet industriel ERDF en Lot-et-Garonne a permis une très légère amélioration de la qualité de fourniture. Cependant, le niveau des investissements est largement insuffisant pour ambitionner d'atteindre la moyenne nationale dans un délai raisonnable. Nous sommes ainsi passés d'un temps de coupure moyen par habitant de 85 minutes en 2005 à 80,7 minutes en 2012 (le temps de coupure moyen national est de 75 minutes). »

Le syndicat souligne aussi un net recul des investissements sur le département, tombés à 20,5 millions d'euros désormais. « Alors que l'investissement a été de 114 millions en Gironde et de 36 millions en Dordogne. » Ce faible niveau d'engagement financier peut toutefois se justifier par la bonne qualité du réseau.

« Mais cette qualité peut vite se dégrader si les travaux d'entretien basiques ne sont pas effectués », a prévenu le secrétaire général d'Énergies 47 qui voit dans toutes ces difficultés le symbole d'une désertification en matière de service public. Le député Jean-Louis Costes s'est engagé auprès des représentants des agents à sensibiliser la direction d'ERDF-GRDF à ses différentes problématiques.

(© Sud Ouest)