LaDépêche DéportésEysses2017Le 30 mai dernier, le président Guy Victor et les membres de l'ANARC de Penne-d'Agenais avaient invité les autorités civiles et militaires, les associations d'anciens combattants et la population pour la commémoration du départ de la gare de Penne, le 30 mai 1944, des 1200 patriotes détenus à la centrale d'Eysses, livrés aux nazis par les traites et qui furent déportés vers le camp de Dachau.

Devant le wagon du souvenir et la stèle où sont inscrits les noms des patriotes de la centrale d'Eysses, Guy Victor rappelait le déroulement de cette journée où, de la prison d'Eysses, les détenus furent conduits dans des conditions rudes — un millier en camion, à pied pour une centaine d'autres — jusqu'à cette gare où ils furent entassés par groupe de 60 dans des wagons à bestiaux. Le 20 juin 1944, ils entrent dans l'enfer de Dachau. 400 n'en reviendront pas. Guy Victor rappelait : «Alors que grandit en France et en Europe une idéologie dangereuse qui distille la peur de l'étranger, de celui qui est différent, il faut se souvenir que le premier mort de la déportation des Eyssois est un républicain espagnol, Angel Huerga, mort assassiné par un SS sur le parcours d'Eysses à Penne».

Étaient présents à cette cérémonie : Jean-Louis Costes, député ; Bernard Barral, conseiller départemental ; Brigitte Moréno, présidente de l'ANARC départementale ; Gérard Combettes, conseiller municipal de Penne-d'Agenais, des maires des communes voisines.

(© La Dépêche du Midi)