LaDépêche MSPFumelLors de sa dernière réunion, face à l'aggravation de la désertification médicale sur le territoire, le conseil communautaire de Fumel-Vallée du Lot avait adopté le projet de construction d'une maison de santé. Mercredi matin, au pôle économique de la communauté, les représentants de toutes les entités concernées se sont réunis pour apporter plus d'informations sur cette opération et pour la réimplantation de médecins sur le territoire.

Christian Saint-Béat, vice-président de la communauté, chargé du sport et de la santé, a pris la parole en premier : «En Fumélois, nous sommes en alerte rouge sur le plan médical : en 2014, il y avait 14 médecins, il n'y en aura plus que 7 en 2018 ! A ce jour, entre 1000 et 1200 personnes n'ont pas de médecin référent. Il s'agit de prendre plusieurs mesures pour remédier à ce grave problème. Une est incontournable si l'on veut attirer de nouveaux médecins : c'est la construction d'une maison de santé pluridisciplinaire car les jeunes praticiens ne veulent plus travailler seuls. Nous pouvons annoncer que début août, une gynécologue va s'installer place centrale à Libos et un médecin portugais devrait arriver dans un an. En outre, quelques étudiants en médecine, originaires du Fumélois, se déclarent intéressés».

Daniel Borie s'exprimait à son tour en tant que conseiller départemental : «Le département sera partenaire pour répondre à l'inquiétude de la population. Il fournira une aide à la construction de 150 000 € (sur un total estimé de 800 000€) si un certain nombre de conditions sont remplies».

Ainsi que le précisait J.-L. Costes, la maison de santé sera construite sur un terrain fourni par la mairie de Fumel, sur le parking situé en face du portail actuel de l'usine. «Cet endroit n'a pas été choisi au hasard. Il est central par rapport à l'agglomération et si la rive Montayral est consacrée à l'économie, il faut, pour y maintenir une activité, développer les services sur l'axe Fumel-Libos».

Didier Caminade, président de Fumel-Vallée du Lot, concluait : «Nous voulons aller le plus vite possible et espérons débuter les travaux dès le début de l'année prochaine».

(© La Dépêche du Midi)