SUdOuest FumelMSP« Sur le plan de la santé, le Fumélois est en alerte rouge ! » Christian Saint-Béat, vice-président chargé de la santé à la communauté de communes Fumel-Vallée du Lot, dressait ce constat hier, lors de la conférence de presse donnée par le président Didier Caminade, en présence de Jean-Louis Costes, maire de Fumel, et des conseillers départementaux Sophie Gargowitsch et Daniel Borie. « En 2014, il y avait 14 médecins, aujourd’hui il en reste 7 », poursuivait Christian Saint-Béat qui noircissait encore le tableau en évoquant la situation sanitaire locale. « Nos industries ont provoqué des pathologies lourdes ; la population est vieillissante et nous avons le triste record d’accidents de voie publique et d’addiction. »

Si on ajoute à cela que près de 1 500 habitants n’ont pas de médecin traitant, on comprend l’urgence des mesures à prendre. La première – « mais elle ne guérira pas tous les maux à elle seule », dixit le docteur Saint-Béat – est la création prochaine d’une maison pluridisciplinaire de santé.

Annoncée depuis plusieurs années, sa gestation a été retardée, selon les élus, par « l’absence de prise de conscience des professionnels de santé ». Aucun n’a voulu s’engager dans le projet et les élus ont finalement choisi de le lancer et de convaincre ensuite des professionnels de le faire vivre.

Arrivée d’une gynécologue

La première bonne nouvelle est celle de l’arrivée en août d’une gynécologue qui y est favorable et s’installera à Libos en attendant la construction. La seconde est la demande d’installation, tout près de la future maison, d’un couple de kinésithérapeutes qui est en relation avec un jeune médecin portugais en fin d’études, intéressé par le projet. Ce contact pourrait d’ailleurs déboucher sur une collaboration entre Fumel-Vallée du Lot et une université portugaise.

Le troisième espoir vient de jeunes étudiants originaires du Fumélois et qui souhaitent s’y installer à la fin de leurs études.

Le lieu retenu pour la construction est le parking en face du petit portail de l’usine, « un endroit choisi parce que centré pour la clientèle de l’agglomération et ouvert vers la vallée de la Lémance », expliquait Didier Caminade. Le coût est estimé à 80 000 euros avec environ 70 % de subventions. Daniel Borie confirmait l’engagement du Département pour 150 000 euros. Le chantier est annoncé pour 2018.

(Sud Ouest)