LaDépêche Journal2C'est aux deux-tiers de son mandat de député que Jean-Louis Costes a décidé d'éditer un journal, le second afin «de rendre compte de mon activité de 2015 à juillet 2016, pour retrouver les actions que j'ai réalisées et les décisions que j'ai prises correspondant à cette vision que je me fais de l'élu de la République».

«Pas un journal de campagne»

Un journal dans lequel J.-L. Costes détaille ses participations aux travaux parlementaires, que ce soit sur les bancs de l'Assemblée avec le décompte de ses interventions, les amendements signés, tout comme les propositions de loi ou les diverses commissions dans lesquelles il siège ; et bien évidemment, le travail qu'il effectue sur le territoire de la circonscription.

Un tour d'horizon à travers un journal que «peu d'élus prennent la peine de faire et d'envoyer aux administrés. C'est un choix personnel». Pour le député, ce n'est pas un journal de campagne, car «le temps de la campagne n'est pas encore là. Il reste beaucoup de travail à effectuer à l'Assemblée, jusqu'à fin février début mars. Ce ne sera qu'au cours de l'année prochaine que nous présenterons, avec Guillaume Lepers, notre bilan, notre projet et nos convictions».

Quant aux diverses petites phrases locales, «je ne souhaite pas entrer dans ce type de débat avec Patrick Cassany. La politique est quelque chose de noble et l'avenir passe par elle. Je tiens à rajouter, par exemple au sujet des crédits de revitalisation (le crédit Tarkett), que si d'autres secteurs en profitent, c'est une disposition légale, et l'abattoir de Villeneuve va en bénéficier. Ce que je vais demander, c'est de rajouter des crédits car certains projets à accompagner ne peuvent pas être financés».

Travail local et national se croisent

Ce qui semble le plus tenir à cœur de Jean-Louis Costes, c'est l'interpénétration des décisions, tant au niveau local que national. «Si l'on prend l'exemple de la petite délinquance, on n'en parle pas assez, et pourtant beaucoup de villes moyennes y sont confrontées, à Fumel comme ailleurs.

C'est pour cela que je me suis exprimé sur le projet de loi relatif à la prévention de la récidive. Si la sanction doit bien évidemment être accompagnée d'un suivi et d'un processus de réinsertion, elle doit rester une mesure dissuasive. Ces jeunes délinquants ont trop souvent un sentiment d'impunité.»

Un autre des chevaux de bataille du député est le problème des déserts médicaux, «et dans ce cas également je me suis exprimé. J'ai déposé un amendement à la commission des affaires sociales, soutenu par une partie de la gauche et une partie de la droite, car cela ne fait pas l'unanimité dans les différents camps politiques, afin de privilégier l'installation des médecins dans les territoires mal dotés. Le gouvernement s'y est opposé, mais l'idée fait son chemin, malgré l'opposition farouche du Conseil des médecins».

Et même si les prochaines échéances électorales sont, à la fois si lointaines et si proches, Jean-Louis Costes reste prudent quant à la primaire à droite. «Les sondages annoncent beaucoup de chiffres, mais la base électorale est mal connue et la marge d'erreur reste importante.»


Frédéric Pascaud

(© La Dépêche du Midi)