LaDépêche ArrêtésAlcoolFumelDepuis la fin du printemps, la situation dans la rue du Barry, à Fumel, est devenue insupportable pour les riverains et les passants. « Un groupe d’une vingtaine d’individus a pris possession des lieux, ils boivent, se livrent à différents méfaits, insultent et menacent les gens. Cette situation existe également sur certaines portions de la Voie verte. Et malgré tous les efforts que nous avons faits pour mettre fin à cette situation, j’ai dû me résoudre à prendre un arrêté d’interdiction de consommation d’alcool sur la voie publique. Bien sûr, cette interdiction ne s’applique pas aux lieux de manifestations locales où la consommation d’alcool a été autorisée et aux établissements (restaurants, bar, hôtels...) autorisés à vendre de l’alcool et leurs terrasses. Un arrêté réglementant l’ouverture et la fermeture des commerces de nuit vient compléter ce premier, stipulant que les épiceries de nuit devront être fermées entre 20 heures et 7 heures », explique Jean-Louis Costes, maire de Fumel.

Avant de prendre cette décision, la mairie avait envisagé diverses actions : « Nous avions fait appel à un service de sécurité mais l’expérience a tourné court en raison de la violence de ces jeunes. Cette mesure d’interdiction va donner un arsenal juridique de plus aux forces de gendarmerie. C’est une décision que j’ai prise avec leur accord.

Je sais que ce n’est pas qu’un problème fumélois. Ce genre de situation se produit malheureusement de plus en plus dans de nombreuses villes, et je pense que les outils juridiques ne sont pas adaptés à ce type de comportements. Le système est devenu trop complexe. Dans ce groupe qui trouble l’ordre public, on trouve des mineurs qui savent qu’ils ne risquent pas grand-chose, des majeurs qui connaissent les limites de la loi et qui en jouent et quelques individus totalement incontrôlables. Ils représentent le panel de la bêtise et de la méchanceté.

Il est de ma responsabilité de maire que de m’assurer de la sécurité des riverains ainsi que des commerçants de ce secteur de la ville. C’est aussi à leur demande que j’ai dû prendre cette décision. Ce que tout le monde souhaite, c’est de retrouver une tranquillité dans leur vie quotidienne. Cette délinquance qui leur pourrit la vie est inacceptable, ici comme partout ailleurs. C’est une situation que je dénonce également lors de mon travail de parlementaire ».

(© La Dépêche du Midi)