SudOuest-ElectionHuit jours après son élection au Palais Bourbon , Jean-Louis Costes nous a reçus dans son bureau de la mairie de Fumel.

Comment avez-vous vécu cette campagne «surmédiatisée» ?

Le problème est que dans cette médiatisation, on reste sur du superficiel et on ne va jamais sur le fond des choses. Je trouve qu’aujourd’hui, dans notre pays, on surfe sur l’information instantanée pour faire augmenter l’audimat. La médiatisation ne m’a posé aucun problème mais moi, j’aurais aimé qu’on ait du temps, notamment sur les chaînes de télé, pour parler des programmes, qu’il y ait des débats entre ce que je proposais et ce que proposaient mes adversaires. En fait, ça ne s’est fait qu’une fois sur France 3. Entre les deux tours, on n’a pas eu le temps d’aborder les vrais sujets ou, si ça a été fait, ce fut de manière beaucoup trop superficielle.

Comment s’est déroulée votre première semaine de député ?

C’est une semaine où les choses sont allées très, très vite puisque dès le lundi 7 h, j’avais un certain nombre d’interviews .J’étais à Paris en tout début d’après-midi pour régler toutes les formalités administratives qui doivent être faites au moment où un député prend ses fonctions. Puis très vite faire connaissance avec les membres du groupe UMP de l’Assemblée nationale; préparer ma première question parce que, souvent, quand un député arrive, on lui soumet une des questions en attente et moi je voulais intervenir sur un sujet qui est important pour ce territoire, les retraites agricoles, dossier que je m’étais engagé à porter . ( … ) Le lendemain, réunion du groupe UMP où il y avait notamment Jean-François Copé, François Fillon, Christian Jacob, le président du groupe. J’ai raconté comment j’avais vécu cette campagne ( … ) J’ai déjeuné avec J.-F. Copé, j’ai eu un long entretien avec Nicolas Sarkozy dans ses bureaux, ainsi qu’avec Christian Jacob. J’ai la chance d’être très bien traité puisque j’ai intégré une des plus prestigieuses commissions, celle de la Défense nationale. J’ai un bureau dans l’enceinte de l’Assemblée nationale... Donc, tout se passe très bien.

Comment envisagez-vous votre vie à l’avenir suite à cette élection ?

Je crois qu’il faut surtout savoir s’organiser. (…) Jeudi matin, j’ai cessé mes fonctions de président du groupe de l’opposition au conseil général et dans la foulée j’ai démissionné en tant que conseiller général: Michèle Lafoz me remplacera. Ensuite j’ai cessé toute activité professionnelle. Désormais, je partagerai mon temps de la façon suivante : le lundi sera exclusivement consacré au Fumélois, municipalité de Fumel et conseil communautaire ; le mardi et le mercredi, je serai à l’Assemblée nationale pour la réunion du groupe, les questions au gouvernement, les réunions de la commission de la Défense nationale ; je rentrerai le mercredi soir, ou bien le jeudi lorsque je serai de permanence s’il y a des textes importants présentés au vote. Les jeudi et vendredi, je serai sur le reste de la circonscription, notamment à Villeneuve, où l’on est en train de s’organiser pour ouvrir rapidement une permanence. Et le week-end, je participerai aux différentes manifestations organisées sur le territoire.

 

Propos recueillis par Michel Rouquet

(© La Dépêche du Midi)