LaDépêche PointPresseMai16Jean-Louis Costes, député, est candidat à sa succession aux législatives de 2017, avec à nouveau à ses côtés son suppléant, également chef de l'opposition au conseil départemental, Guillaume Lepers, qu'il compte pousser jusqu'à la mairie de Villeneuve-sur-Lot. « Les élections législatives relèvent d'un accord national entre Les Républicains et l'UDI. J'ai sollicité l'investiture. Cela ne semble pas poser de problème ici, sur la troisième circonscription. J'ai envie d'être dans la majorité. Je travaille sur la ruralité et j'ai envie de porter et faire avancer plus fortement les dossiers », indique-t-il.

Rappelant qu'il est partisan du cumul des mandats entre une fonction législative et un mandat exécutif local. « Dans l'action d'un député, ne pas être sur le terrain, c'est mortifère. Cela produit du texte qui n'est pas confronté à la réalité. Il est nécessaire que le parlementaire ait un lien avec son territoire. Le texte qui prévoit d'interdire de cumuler un mandat local et un parlementaire, à partir de 2017, sera abandonné. Les choses vont évoluer, nouvelle majorité ou pas ».

Usine et désertification médicale

Sur certains dossiers sociaux, le député émet des craintes. « À l'usine de Fumel, la situation reste compliquée. Des efforts ont été faits et continuent d'être faits. On est reparti sur une organisation humaine qui est cohérente. L'usine de Fumel a les mêmes contraintes que toutes les entreprises sur le marché international ».

Sur la désertification médicale, Jean-Louis Costes travaille pour qu'un accord soit passé avec l'Ordre national des médecins. «Un infirmier qui veut s'installer dans une zone sous-dotée peut le faire et a une prime à l'installation. Si la zone est surdotée, il ne peut s'installer qu'en rachetant une clientèle existante, explique-t-il. L'Ordre national des médecins refuse ce type d'accord. Il vaudrait mieux accepter une négociation car la pression sur le territoire est tellement forte que les choses seront imposées et ce sera trop tard».

Autre sujet évoqué : la fibre optique. Et Jean-Louis Costes ne mâche pas ses mots : « Que Laroque-Timbaut et Sainte-Livrade n'y soient pas, c'est un non-sens de la CAGV. C'est un choix politique. On est capable de connecter toute la Laponie et pas Laroque-Timbaut et Sainte-Livrade ! La priorité en matière économique, c'est de raccorder tous les territoires J'espère qu'avant dix ans on aura connecté toute la circonscription. »

Procès et venue de Jérôme Cahuzac

L'affaire qui l'oppose au syndicat CGT et au NPA, suite aux grèves liées au dernier plan social de l'usine de Fumel, sera jugée le 17 juin. Jean-Louis Costes se dit « confiant en la justice. Je n'ai pas de commentaire particulier à faire. Si le gouvernement avait fait preuve d'autorité, on n'aurait pas eu une ville de Fumel bloquée et je n'aurais pas eu besoin de faire appel à l'armée publiquement pour dégager la situation ».

Enfin, concernant la venue de Jérôme Cahuzac, Jean-Louis Costes estime « ne pas avoir à commenter les faits et gestes à titre privé de Jérôme Cahuzac. Moi, je sais qu'à titre privé j'aurais du mal à être ami avec quelqu'un qui m'a menti et m'a trahi. Les pires ennemis de Jérôme Cahuzac sont les socialistes. Certains qui en sont ou ils sont grâce à lui l'ont vite oublié ».

(© J.F. - La Dépêche du Midi)