LaDépêche CheminMémoireCondatSamedi dernier, en fin de matinée, une centaine de personnes étaient réunies devant l'entrée de l'ancienne école élémentaire de Condat, avenue Pelletan, pour participer à une cérémonie exceptionnelle à plus d'un titre. Tout d'abord en raison de son objet, l'inauguration des deux premières bornes informatiques du Chemin de mémoire en Fumélois (voir notre édition du 30 mars) ; ensuite par la présence de représentants des familles de résistants qui se sont sacrifiés pour notre pays ; enfin par le nombre de personnalités qui s'étaient déplacées : Mme Moreno, présidente de l'Anacr 47 (Association nationale des anciens combattants et amis de la Résistance) ; Thierry Mailles, sous-préfet de Villeneuve-sur-Lot ; Jean-Louis Costes, député, maire de Fumel ; Daniel Borie, conseiller départemental, représentant Pierre Camani ; Mme Arnac, coprésidente de l'Anacr du Fumélois ; des représentants des associations d'anciens combattants et de nombreux élus du territoire.

D'autres bornes dans les mois à venir

M. Leroy prenait la parole pour souligner notamment combien il appréciait cette mobilisation pour maintenir la mémoire de ceux qui se sont battus pour notre liberté et l'admirable travail qui avait été effectué. Mme Moreno tenait à remercier et féliciter les membres de l'Anacr locale pour cette remarquable réalisation et annonçait que d'autres chemins de mémoire verraient le jour sur le département. Mme Arnac remerciait tous ceux qui avaient permis la réalisation de ces bornes : le conseil départemental, le député de la circonscription et les membres de l'association, avec une pensée particulière pour Paul Limouzi, initiateur du projet, et rappelait que d'autres bornes seraient installées, dans les mois à venir, dans différents lieux du territoire liés à la Résistance. Dans leurs interventions, Daniel Borie, J.-L. Costes et le sous-préfet félicitaient tous les acteurs pour cette remarquable réalisation et insistaient sur la nécessité de transmission de la mémoire aux jeunes générations, le fameux devoir de mémoire : «Un peuple qui oublie son histoire est condamné à la revivre».

Deux plaques sur le mur de l'école

Puis résonnait «Le Chant des partisans», hymne des Résistants durant l'occupation nazie et signe de reconnaissance dans les maquis.

Les deux plaques du Pech-del-Treil commémorant l'action du bataillon «Jack», et désormais fixées sur le mur de l'école, de chaque côté de la liste des 13 élèves tués par l'ennemi, ont été dévoilées par le fils et le petit-fils du commandant Jacques Leroy, qui en était le chef à l'époque. Les bornes informatives, situées en face, juste après la murette qui sépare le trottoir de la cour de l'ancienne école, fournissent des informations sur la mort tragique des 13 élèves du cours complémentaire de Fumel et sur le rôle du bataillon «Jack» dans la région. Elles ont été inaugurées par M. Valadié, frère de Marcel Valadié, un des 13 élèves. Plusieurs gerbes ont alors été déposées par Mmes Moreno et Arnac, de l ‘Anacr ; par Daniel Borie, au nom de Pierre Camani ; par J.-L. Costes et par le sous-préfet.

Après l'appel des morts pour la France par Mme Darquié, l'assistance a chanté en chœur la «Marseillaise» en conclusion de cette émouvante cérémonie.


(© La Dépêche du Midi)