LaDépêche InaugurationHopitalFumelUne année qui avait mal débuté (à l'instar de l'année précédente), s'achève pour l'hôpital de Fumel, mais elle s'achève bien et avec un certain optimisme quant à l'avenir. L'hôpital de Fumel, tout comme celui de Penne-d'Agenais ainsi que le Pôle de santé du Villeneuvois voient l'avenir d'une manière plus sereine, maintenant que bon nombre de conflits et d'inquiétudes semblent être résolus.

«Bienveillance et résilience»

C'est en tout cas ce que pense Pierre Spitoni, directeur délégué du centre hospitalier de Fumel. «Les crises que nous venons de traverser nous ont permis de mettre ou remettre en avant ces deux valeurs essentielles à la bonne pratique de nos métiers : la bienveillance et la résilience. Nous avons appris la bienveillance entre nous. Ce que nous savions appliqué à nos patients, nous sommes arrivés à le mettre en pratique envers chacun. Nous avons su dépasser nos clivages, tout cela au bénéfice de nos patients». Quant à la résilience, c'est à travers les épreuves que le centre hospitalier a traversées qu'elle peut s'exprimer. «Nous avons su rebondir car nous revenons de loin. Nous avons su créer un lien avec la médecine de ville, ce qui est une des solutions pour maintenir nos services publics sur notre territoire. C'est grâce à tous nos partenaires territoriaux que notre structure continue d'exister». Tant et si bien que de nouveaux projets sont déjà dans les tuyaux. «Un permis de construire va être déposé pour continuer les travaux sur le centre hospitalier, et Fumel Communauté souhaite créer une maison de santé. Nous ne sommes pas qu'un lieu de soins, mais un lieu dans lequel nous travaillons avec des partenaires qui s'inscrivent dans le développement du territoire».

Un lien sur tout le territoire

Un lien que l'État, à travers la voix de Thierry Mailles et l'ASR, Jean-Louis Costes (député-maire et président du conseil de surveillance) ; Bruno Chauvin (directeur des hôpitaux de Villeneuve, Penne-d'Agenais et Fumel) et Thierry Dona n'ont pas manqué de souligner dans leurs interventions : l'importance du maintien des services publics, la coopération entre les différents établissements, l'investissement de toutes les collectivités... Tout cela pour avoir «une logique de santé cohérente sur le territoire et voir l'avenir avec sérénité».

Frédéric Pascaud

(© La Dépêche du Midi)