LaDépêche-RenouvellementHôpitalPenneLa satisfaction se lisait sur tous les visages : l'hôpital de Penne est sauvé pour les 5 prochaines années. Et c'est dès maintenant que tous les acteurs se remettent au travail afin de pérenniser l'offre de soins sur la vallée du Lot.

Pour une fois, ils étaient tous d'accord : élus, représentant de l'État, directeurs et responsables des divers établissements de santé, responsables syndicaux. Tous ont parlé d'une même voix, tous ont salué le travail accompli par tous et par chacun, sans aucune distinction. En un mot : l'hôpital de Penne est sauvé.

Un cahier des charges respecté

Arnaud Devillier, maire de la commune et président du conseil d'administration de l'établissement, souhaitait aussi rester modeste. «Les 6 mois que nous venons de vivre ont été longs et difficiles : les 3 premiers avec cette menace de fermeture du SSR (service de soins de suite et de réadaptation), puis cette sorte de mise à l'épreuve de la part de l'ARS (Agence régionale de santé) quand le docteur Samir Dendane, spécialiste en gériatrie, a décidé de nous rejoindre. Nous avons respecté le cahier des charges qui nous était imposé, et nous avons gagné. C'est d'ailleurs l'arrivée du docteur Dendane qui a permis de débloquer la situation». Tous lui ont rendu hommage, car sans lui, l'agrément n'aurait jamais été renouvelé.

Pour le docteur Dendane, cette venue s'inscrit parfaitement dans son parcours professionnel. «Après avoir travaillé en EPHAD, et dans divers services en rapport avec la gérontologie, j'ai souhaité pour suivre les patients sur le long terme, être en rapport avec leurs familles. L'hôpital de Penne permet ce genre de travail, avec un personnel de très grande qualité».

Vers une médecine de la vallée du Lot

Mais ces 5 années de répit ne sont pas un but en soi : il faut penser plus loin, aux prochains changements. C'est ce que se sont appliqués à expliquer tous les intervenants, Bruno Chauvin, directeur du pôle de santé, les élus, Jean-Louis Costes, Bernard Barral et Arnaud Devillier, ainsi que Thierry Maille, sous-préfet de Villeneuve. D'une part, la volonté de tous de se mettre au travail rapidement afin de ne pas se retrouver dans une situation similaire d'ici 4 ans et demi, et d'autre part arriver à travailler en complémentarité tout le long de cette vallée du Lot, à travers les 3 établissements de Penne-d'Agenais, Fumel et Villeneuve. Car dès le 1er janvier, ces trois établissements seront sous la responsabilité de Bruno Chauvin. Il va s'agir maintenant de «travailler ensemble afin d'offrir une offre de qualité» pour A. Devillier ; d'«avoir une offre médicale de proximité» pour J.-L. Costes ; de «mettre en place un pays de santé» selon B. Barral. Et le dernier mot de revenir à l'intersyndicale qui a tenu à «remercier l'ensemble de la population qui s'est mobilisée pour sauver son hôpital». Il était ensuite temps de décrocher la banderole de la lutte, en souhaitant ne pas avoir à s'en servir à nouveau.

Frédéric Pascaud

 

(© La Dépêche du Midi)