SudOuest-50ansRugbyLacapelleCe week-end, la fête a été belle pour « l'Ovalie des champs », selon le terme du maire, Christian Saint-Béat. Si elle fut belle, c'est qu'il y avait deux bonnes raisons pour qu'elle le fût : les 50 ans de l'Association Sportive Capelaine et l'inauguration des travaux d'aménagement du stade réalisés par la mairie avec le club.

 

Un exemple de citoyenneté

Dimanche, au moment des discours, tous les orateurs se retrouvaient sur les valeurs du club capelain. Jacquy Laurens, vice-président de la FFR, le citait comme « exemple de citoyenneté » quand, le maire parlait « d'exemple pour la ruralité ». Poursuivant l'éloge « du bénévolat qui a fait la réputation du club capelain » par la conseillère départementale, Sophie Gargowitsch, le député, Jean-Louis Costes, évoquait pour sa part « un club porteur des valeurs fondatrices de la République ».

Le sous-préfet de Villeneuve-sur-Lot, de toute évidence fin connaisseur du rugby des villages et des luttes sur des terrains boueux, se félicitait pour sa part que l'État ait participé au financement des travaux retracés par le maire. « 289 000 euros de travaux, financés à 78 % par des subventions, qui ont permis d'offrir aux joueurs des installations appréciées de tous », expliquait le maire. Éric Marchoux, président désormais légendaire du club qu'il dirige depuis 1989 et qui avait vu, alors qu'il avait 12 ans, le président Ferrasse inaugurer les 1res tribunes, pouvait se réjouir de voir aboutir un long chantier qu'il a projeté, lancé puis mené de bout en bout avec ses proches, Joël Lafon et Didier Rabot.

Il pourrait également être fier des éloges lancés au club par Jacky Laurens évoquant « un modèle d'intégration sociale et d'interrelations entre une commune et un club ». En effet, cette volonté permanente de lier la vie du club à celle du village est bien sa ligne de conduite. Plus porté sur le collectif que sur l'individuel, il préfère se réjouir de la totale réussite des deux journées.

Le samedi, des joueurs de toutes générations se sont donné rendez-vous sur le terrain pour des matchs amicaux avant de se retrouver, avec 400 convives, autour des buvettes et des tables pour gagner enfin des rencontres perdues, marquer les essais manqués et redistribuer quelques marrons.

Dimanche, un grand banquet clôturait la fête, l'épanchement des souvenirs et des émotions.

Michel Debiard

(© Sud Ouest)