LaDépêche-LibérationPrayssas2015«Prayssas n'oublie pas Jacques Girard, Prayssas n'oublie pas Gilbert Lungo, Prayssas n'oublie pas Robert Desrues». En prononçant ces mots, Alain Capdegelle, représentant la commune de Prayssas, a rappelé le sacrifice de ces trois combattants du maquis morts dans la bataille de Cornier le 14 août 1944. Cette bataille a permis de libérer le village de Prayssas de la présence de l'occupant.

Nombreux étaient les représentants d'associations d'anciens combattants, d'anciens résistants et d'anciens déportés qui se sont réunis devant la stèle commémorant le sacrifice de ces hommes, en cette journée du souvenir au lieu-dit «Cornier», sur les hauteurs de la commune.

 

Les corps constitués étaient représentés par le corps des sapeurs-pompiers de Prayssas et les gendarmes de la brigade d'Aiguillon/Port-Sainte-Marie/Prayssas. L'Assemblée nationale était aussi présente avec la participation de Jean-Louis Costes, député de la circonscription, qui a prononcé un discours empreint de simplicité et de solennité, rappelant l'importance de la mémoire à transmettre aux jeunes générations afin que la barbarie et l'extrémisme ne puisse plus siéger dans notre pays.

M. Albert Hodara, représentant le GF 13, a rappelé les faits d'armes qui se sont déroulés en 1944 en soulignant «la coordination entre le maquis, le bataillon Jasmin et le bataillon Prosper qui, par leurs nombreuses actions de harcèlement de l'ennemi, ont réussi à libérer notre canton sans l'intervention des forces alliées occupées à libérer d'autres portions de notre territoire.

Deux habitants de Prayssas, Jean-Louis Mousaron et Armand Cominotto, qui étaient présents à l'époque de ces faits, sont parmi nous, aujourd'hui, pour transmettre un message de paix en apprenant aux jeunes que c'est dans un esprit de fraternité, loin des extrêmes et du communautarisme, que nous continuerons à construire la France».

(© La Dépêche du Midi)