SudOuest-MA2IHier matin, Yohan Mougenot, sous-préfet de Villeneuve-sur-Lot, accompagné de Jean-Louis Costes, député maire, et de Michèle Lafoz, conseillère générale, était présent à l’entreprise MA2I implantée sur la zone de Florimont.

« Il s’agit de ma tournée régulière des entreprises du Villeneuvois », expliquait le sous-préfet, qui va à la rencontre des patrons pour « découvrir leurs activités, connaître leurs préoccupations et réfléchir avec eux aux aides éventuelles que l’État peut leur apporter ».

Une entreprise en forme

Chez Bernard Duplan et Philippe Guiraudies, le sous-préfet n’a pas besoin de sortir une quelconque « boîte à outils », car MA2I fonctionne parfaitement. Il y a dix ans, quatre employés de Méca Libos quittaient l’entreprise en déperdition et s’associaient pour fonder leur propre activité. Quatre autres employés les suivaient dans une aventure qui a fort bien tourné. À ce jour, ce sont en effet 20 salariés qui travaillent pour l’usine qui fabrique et maintient des machines industrielles uniques. « Notre force, c’est que nous répondons à la demande précise des entreprises pour leur créer des machines permettant d’améliorer leurs performances », expliquait Philippe Guiraudies aux visiteurs. Un autre des points forts est que tout est fait dans l’atelier fumélois, depuis la conception jusqu’à la construction, l’installation électrique et des systèmes d’automatisme. L’installation sur place est également assurée par MA2I. Avec un seul interlocuteur, les clients se sentent davantage en confiance. Ces derniers sont pour la plupart des entreprises du secteur agro-alimentaire implantées entre Bordeaux et Cahors. Dans le Fumélois, la laiterie Ladhuie est le principal donneur d’ordre, mais les usines à chaux de la vallée de la Lémance sont également des clients importants. Interrogeant les dirigeants sur la capacité de développement de l’entreprise, le représentant de l’État pouvait se réjouir d’apprendre que l’entreprise fuméloise n’a pas été impactée par la crise (sauf en 2009 où le passage à 35 heures a permis d’éviter les soucis), que la progression de son chiffre d’affaires est constante depuis des années et que les agrandissements réalisés il y a quatre ans sont productifs.

Michel Debiard

(© Sud-Ouest)