LaDépêche-Lacapelle2015

Printemps 1944 : les occupants sentent la fin proche. Les forces ennemies reçoivent l'ordre de se concentrer en Normandie. La Gestapo et les SS redoublent de zèle dans leur traque des résistants. Le département de Lot-et-Garonne paiera son tribut à la barbarie : 218 de ses enfants périront dans les camps de concentration nazis.

 

La commune la plus meurtrie est celle de Lacapelle-Biron dont tous les hommes de 18 à 60 ans seront déportés. Ce tragique destin vaudra à ce petit village du «pays aux bois» de détenir le monument départemental élevé à la mémoire de ceux dont les corps ont disparu dans les fours crématoires.

Ponctuant une semaine du Souvenir chargée d'émotions (voir numéros précédents de «La Dépêche du Midi»), la cérémonie officielle s'est déroulée sous la présidence du maire Christian Saint-Béat, en présence des conseillers départementaux Sophie Gargowitch, Marcel Calmette, Christine Gonzatto-Roques ; du député Jean-Louis Costes ; du sous-préfet de Villeneuve-sur-Lot, Thierry Mailles, et de Jean-Michel Mazot, représentant les Amis de la Fondation pour la mémoire de la déportation.

Les orateurs successifs rendirent un vibrant hommage à ceux qui combattirent jusqu'à la mort pour préserver notre liberté. Beaucoup de participants venus parfois de loin se massaient dans l'enceinte du monument devant lequel les enfants de l'école ont chanté «La Complainte du partisan», d'Emmanuel d'Astier de la Vigerie, tandis que l'Harmonie de Puy-l'Évêque interprétait la «Marseillaise» et des chants de Résistance.

(© La Dépêche du Midi)