LaDépêche-JLC012015Le député de la circonscription Villeneuve-Fumel, Jean-Louis Costes (UMP), avait donné rendez-vous à la presse, hier, au lendemain de ses vœux présentés au Lédat, pour parler de l'actualité. Un rendez-vous fortement marqué par les élections départementales des 22 et 29 mars auxquelles il ne participera pas directement.

 

Départementales. Interrogé sur la question du leadership à droite et des problèmes d'investitures UMP et UDI, Jean-Louis Costes l'a d'abord joué diplomate : «Je me suis essentiellement occupé de ma circonscription. J'ai travaillé à ce qu'il y ait, dans tous les cantons, une union de la droite et c'est, au final, le cas. Il a fallu passer par un jury qui a tranché sur le Pays de Serres (N.D.L.R. au final c'est le duo Yann Bihouée-Anne-Marie Lapierre qui est investi au détriment de la paire Arnaud Devilliers- Béatrice Giraud). C'est difficile de trancher entre la légitimité avancée des uns, l'engagement des autres, l'envie, mais c'est le rôle d'un patron de trancher et de choisir les candidats et c'est ce que j'ai fait sur ma circonscription.» Abandonnant la diplomatie, Jean-Louis Costes a réaffirmé son soutien plein et entier à Alain Merly, «maire de Prayssas, conseiller général sortant, ancien député» : «Sur le plan départemental, je n'aurais pas fait comme ça. Et je regrette que l'UMP soutienne Christian Girardi alors qu'il devrait y avoir une union autour d'Alain Merly. Et je ferai tout pour que ce dernier devienne président du conseil général.»

Cantons de Villeneuve. «Pour moi, les deux cantons de Villeneuve sont gagnables. Sur Villeneuve 2, au sud, nous avons le sortant, Patrick Cassany (PS), le plus mauvais maire de l'histoire de Villeneuve. Quand on est sortant et qu'on obtient 27 % des voix au 1er tour aux municipales, on doit se demander pourquoi. Il n'a jamais été élu que parce Cahuzac lui cédait son siège ou quand il y avait une triangulaire. Quant aux cantons de Villeneuve 1, au nord, la gauche est divisée avec un ancien socialiste, des cousins socialistes, les Verts, le Front de gauche... J'espère bien emporter les deux cantons.»

Parler vrai. «C'est la consigne que j'ai donnée aux candidats de la droite : parler vrai aux gens même si c'est difficile à entendre, même si ça ne plaît pas.» Interrogé sur ce que voudrait dire le parler vrai à Fumel et MétalTemple Aquitaine, le député s'est lancé : «Si MTA est en crise c'est que le monde économique a changé. Aujourd'hui les coûts de production sont trop élevés. Il faut donc se concentrer sur un savoir-faire particulier, de niche. La production de masse, c'est fini. Quant aux loyers impayés des bâtiments de l'usine appartenant à Fumel communauté que je préside, c'est un choix politique que j'assume car il y a 130 emplois en jeu, 130 familles.»

 

(© La Dépêche du Midi, Jérôme Schrepf)