SudOuest-UMPrassembleeLa fédération lot-et-garonnaise a mis les querelles du passé au panier et entend s'ouvrir sur le centre à ses conditions.

Campus régional

Fraîchement réunifiée, l'UMP 47 organise dimanche, au centre de la Bartère à Casteljaloux, le campus régional du parti. Un campus dont les représentations dépasseront les simples lignes du département. Michèle Alliot-Marie, Dominique Bussereau, Henri Guaino et Laurent Wauqiez seront présents tout comme les présidents des conseils régionaux de Poitou-Charentes et Limousin. Nicolas Sarkozy a été invité et réserve sa réponse. Alain Juppé également... et hier, un tweet égaré laissait entendre qu'il serait casteljalousain dimanche.

Balayées les querelles intestines du passé et les petites mesquineries politiques entre amis. Ragaillardie par les résultats des dernières municipales, la fédération lot-et-garonnaise de l'UMP a décidé d'avancer d'un pas uni. Et pour ceux qui ne voudraient pas y croire, les membres de la Fédération ont organisé une conférence de presse commune, respirant l'harmonie retrouvée. Le président, Michel Diefenbacher, et le secrétaire général, Jean Pinasseau, étaient assis à côté du député Jean-Louis Costes - qui, souvenons-nous avait claqué en 2010 la porte de l'UMP-. À la même table : l'élue agenaise, Laurence Maïoroff qui avait pêché, aux yeux de l'appareil départemental du parti, en 2008, en se mettant sur la liste municipale du centriste, Jean Dionis du Séjour. Également dans l'union, Daniel Benquet, nouveau maire de Marmande qui, lui aussi, est passé par des moments de sérieux doutes sur l'UMP départementale... On arrêtera là car tout cela, « c'est du passé ! ». Tel était le message à retenir de cette conférence de presse.

Plus question de se tirer dans les pattes, d'autant que l'UMP s'est sentie pousser des ailes avec les résultats des dernières élections et, plus particulièrement, des municipales. « Notre parti est redevenu la première force politique de la droite et du centre », lâchaient en chœur Michel Diefenbacher et Jean Pinasseau, qui se félicitaient de voir le nombre de nouvelles adhésions reprendre la voie ascendante, tandis que des sections voient le jour dans des zones blanches, comme à Nérac.

Négociations avec l'UDI

Fort de ce vent soudainement favorable, le parti entend préparer activement les prochaines échéances, à savoir les cantonales, dont le calendrier demeure incertain, et les régionales. « Nous souhaitons une UMP plus forte, mais pas refermée sur elle-même. Là où l'union est possible, elle se fera », ajoutait le président de l'UMP 47. L'union avec les centristes bien évidemment. Avec le Modem, l'accord est conclu. Avec l'UDI, les discussions vont débuter, mais l'UMP veut se faire entendre et mieux... qu'aux dernières régionales, notamment, où l'UDI avait refusé « le mariage de liste ».

« Le parti centriste a tout intérêt à faire cause commune avec nous mais la tête de liste départementale aux régionales sera UMP », lançait Michel Diefenbacher appuyé par Jean-Louis Costes, convaincu que « la machine de guerre UMP est lancée », et par Daniel Benquet, soulignant que le parti de droite « doit tenir son rang, à savoir le premier ».

Ce sera les mêmes bases de discussion pour les cantonales, autant dire que les négociations ne vont pas être un long fleuve tranquille.

(© Sud Ouest)