Après une année de mandat, le député Jean-Louis Costes a rencontré la presse pour faire le point.

 

1. L'affaire des comptes de l'UMP

S'il ne nie pas l'existence de l'affaire Bygmalion, Jean-Louis Costes estime que « les médias en parlent beaucoup », tout en jugeant qu'« elle n'est pas la préoccupation première des gens ». « Il faut tourner la page, partir sur de nouvelles bases », dit-il encore.


2. Nicolas Sarkozy ou Alain Juppé

Le député préférerait qu'un « candidat naturel » s'impose à droite plutôt que d'organiser des primaires. « Regardez ce que nous ont offert les primaires socialistes : le pire président de la République. » Cependant, Jean-Louis Costes assure ne pas avoir fait son choix : « Déjà, il faudrait savoir qui est candidat. » Mais le cœur du Fumélois balance à l'évidence entre Nicolas Sarkozy et Alain Juppé. Ce dernier, selon lui, « ferait un excellent président de la République ». Quant à Sarkozy, « il reste un bon candidat qui a un charisme incroyable, le problème c'est qu'il a déjà été président. »

Seule certitude : Jean-Louis Costes ne soutiendra pas son ancien chef de file, François Fillon.


3. L'unité de la droite pour les cantonales

Ce serait un petit événement dans le Villeneuvois. Selon le député, la droite s'est mise d'accord pour avancer unie pour les élections cantonales. « Nous avons tiré les leçons des municipales à Villeneuve-sur-Lot et nous passons à autre chose, dit-il. Avec l'UMP, l'UDI et le Modem, le choix des candidats est fait. » Et concernant la formation d'un groupe UMP au sein du conseil municipal, Jean-Louis Costes s'en félicite : « Je ferai tout ce qu'il faut pour les aider. » Renaud Leygue en sera sans doute ravi.


4. Villeneuve-sur-Lot, « le maillon faible »

« Au niveau de la circonscription, Villeneuve-sur-Lot est le maillon faible. Tous les indicateurs sont au rouge. Je vois que Patrick Cassany se réjouit de voir Villeneuve-sur-Lot apparaître sur la carte des quartiers prioritaires. C'est comme quelqu'un qui va chez le médecin et se dit heureux d'apprendre qu'il est malade et que pour ça il va bénéficier de médicaments. Moi, je préfère que le médecin me dise que je suis en bonne santé. à moins que ce ne soit là une stratégie pour entretenir un FN fort en vue des cantonales... »

Et d'ajouter : « Je regrette également que sur les 116 maires que compte l'arrondissement il n'y ait que Patrick Cassany qui ne communique pas avec moi. D'ailleurs je l'incite à m'inviter au prochain Conseil d'agglo, je pourrai ainsi clarifier les choses sur plusieurs dossiers, notamment sur celui de la 2x2 voies de la RN21 qui va aboutir. S'il m'avait appelé, je lui aurais exposé la situation et lui aurais évité d'engager les finances publiques pour aller à Paris voir le ministre... »


5. Le point sur la situation fuméloise

Sur la situation de la ville de Fumel, guère brillante, Jean-Louis Costes affirme qu'« il n'y a pas moins de commerce qu'il y a vingt ans même si je ne vais pas vous dire que c'est facile. »

Quant à l'usine de MetalTemple, le député-maire est catégorique : « Les collectivités ont mis beaucoup d'argent, l'intercommunalité a racheté l'usine mais ne perçoit plus les loyers depuis dix-huit mois. On arrive au bout du bout. Nous n'avons plus les moyens de remettre de l'argent public. C'est à l'industriel de trouver les moyens de redémarrer l'activité. Nous payons ici la désindustrialisation de la France. Sur le territoire, je crois qu'il faut désormais travailler sur les axes de développement que sont l'agroalimentaire et les services liés à la silver economy (le troisième âge, NDLR) ».


Propos recueillis par Bastien Souperbie

(© Sud Ouest)