SudOuest-prostitutionJean-Louis Costes en tant que rapporteur pour le groupe UMP sur le volet social (solidarité, insertion et égalité) de la loi de finance interviendra jeudi prochain devant l’Assemblée nationale pour dénoncer plusieurs de ses dispositions. Mercredi déjà, il a, en commission, émis des critiques sur le sujet à l’adresse des ministres Michèle Delaunay, Dominique Bertinotti et Marie-Arlette Carlotti.

« J’ai déploré, explique le député de la troisième circonscription, la modestie de l’augmentation de l’allocation aux personnes handicapées, de 1,75 % alors que Nicolas Sarkozy l’avait augmenté de 5 % chaque année de son mandat. Ce niveau est bien trop faible. Quant à la réforme sur la réforme de la dépendance, il est urgent de la mener. Les conseils généraux qui en ont la compétence sont au bord de l’asphyxie. Nicolas Sarkozy avait repoussé cette réforme en raison de la crise mais je crois qu’aujourd’hui, on ne peut plus attendre ».

« 280 000 familles »

Jean-Louis Costes a la dent bien plus dure au sujet de la politique familiale entreprise par le gouvernement. « On revient sur un consensus d’après-guerre qui a permis à la France d’avoir un des taux de fécondité les plus élevés d’Europe. L’abaissement du quotient familial va mathématiquement impacter les familles avec trois enfants. Quant à la révision du barème de la prestation accueil jeune public (Paje), selon nos calculs, elle va exclure 280 000 familles du dispositif ! Ceci est passé complètement inaperçu ». Le Fumélois indique enfin que « l’enveloppe consacrée au RSA a grossi de 42 % ». « Doit-on s’en satisfaire ? s’interroge Jean-Louis Costes. Cela démontre au contraire que la pauvreté gagne du terrain, ceci en raison de la politique économique désastreuse du gouvernement ».

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