BurghausenLe vice-premier ministre estonien Margus Tsahkna et des entrepreneurs invités dans la « Salzachstadt »

On a fait un peu de politique internationale à la fin de semaine à Burghausen. À l'invitation du député Stephan Mayer, un groupe de six visiteurs l'Estonie Baltique a en effet séjourné dans la « Salzachstadt ». A la tête des invités, le vice-premier ministre et ministre des Affaires sociales, Margus Tsahkna. A sa suite, des entrepreneurs et un collaborateur de la radio estonienne.

Malgré un calendrier chargé pour son séjour de deux jours en Bavière près de Munich et pour l'Oktoberfest, le groupe avait décidé de son passage à Burghausen pour diverses raisons. D'abord l'invitation de Stephan Mayer, mais aussi la présence du consultant en gestion Thomas Schneider. Originaire de Hohenstein-Ernstthal, ville jumelle de Burghausen, il connaît donc Burghausen. Il a travaillé à la Fondation Konrad Adenauer en Estonie et est également un lien avec les élus estoniens. La troisième raison, le ministre Margus Tsahkna en parle lui-même. Bien que l'Estonie ne dispose pas de puits de pétrole en propre, l'industrie du pétrole joue un rôle important dans ce petit pays depuis une centaine d'années. A Burghausen, la délégation est donc venue visiter la raffinerie OMV.

Aux enjeux économiques de l'Estonie s'ajoute aujourd'hui le problème des réfugiés. « La plupart des citoyens sont maintenant avec nous, en revanche le conflit ukrainien est passé en arrière-plan. Nous devons d'abord élaborer un système pour pouvoir accueillir les réfugiés, » affirme Tsahkna. Ainsi, avec ses 1,3 millions d'habitants, selon Eurostat, l'Estonie n'a accueilli que 65 demandeurs d'asile.

En tant que ministre des Affaires sociales, Tsahkna est responsable de l'accueil des réfugiés dans son pays. Samedi après-midi, lors d'une réception à l'Hôtel de Ville, il a souligné : « nous volons bien sûr aider les réfugiés de guerre, mais pas les migrants économiques. » Était également présent Jean-Louis Costes, le député et maire de Fumel, ville française jumelée avec Burghausen. Il a souligné la capacité limitée de la France : « Nous avons cinq millions de chômeurs dans le pays. »

Le député Stephan Mayer considère que les pays européens sont maintenant au pied du mur. « C'est seulement si nous coopérons sur cette question des réfugiés que nous pourrons relever ce défi. Nous devons répartir les réfugiés et montrer aux gens que l'UE fonctionne », at-il souligné, ajoutant qu'à l'inverse « si l'UE échoue ici, elle ne sera plus acceptée dans la population allemande. »

Le maire Hans Steindl a ajouté : « Nous avons perdu trop de temps en nous concentrant sur la Grèce. Maintenant, nous avons un problème humanitaire et notre devoir est d'aider. » En ce qui concerne la Grèce, ainsi que l'affirme Tsahkna, il y a, en Estonie, une résistance importante contre les aides financières. « La Grèce doit changer, » at-il demandé.

Steindl a également saisi l'occasion pour présenter à ses invités la ville de Burghausen et ses atouts économiques. Après la réception à la mairie, les participants ont été conduits au monastère Raitenhaslach et ont terminé la soirée par un repas. Les hôtes estoniens sont ensuite repartis dimanche. L'Oktoberfest les appelait à Munich.

 

(© Burghausen Anzeiger)