CAS HASMercredi 18 janvier après-midi, en application de l'article 13 de la Constitution, la commission des affaires sociales a auditionné Agnès Buzyn, dont le renouvellement en qualité de présidente du collège de la Haute autorité de santé est envisagée par le Président de la République, puis s'est prononcée en faveur de cette proposition de renouvellement par 9 voix pour et aucune voix contre.

Jean-Louis Costes a profité de cette occasion pour interroger madame Buzyn sur l'action de la Haute autorité de santé en matière de lutte contre la désertification médicale. 

 

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Extrait du compte-rendu de la commission

M. Jean-Louis Costes. Madame, quelle est votre position sur la désertification médicale ? La Haute Autorité est-elle bien consciente de la difficulté et de l’urgence absolue dans laquelle nous nous trouvons du fait de l’absence de médecins dans nos territoires ruraux ? Ma circonscription n’est pas la plus rurale de France, tant s’en faut. Toutefois, j’invite les membres du collège de la HAS à venir passer une demi-journée dans n’importe quel cabinet médical de ma circonscription, afin de constater la tension dans laquelle nous vivons actuellement. La lutte contre la désertification médicale est pour moi la priorité des priorités.

La Haute Autorité que vous présidez et que vous présiderez encore, je l’espère, étant une instance indépendante, ce dont je me réjouis, peut-elle se pencher sur ce problème et proposer des solutions ? Ce serait une bonne chose, car finalement, entre corporatisme et manque de courage politique, le sujet n’avance pas du tout, alors que l’urgence est absolue. Certains de mes collègues avaient déposé des amendements à cette fin, et je les en remercie.

(...)

Mme Agnès Buzyn. La désertification médicale, sur laquelle m’interroge M. Costes, n’est pas de la compétence de la HAS, non plus que la formation initiale, qui est de la compétence des universités, des ARS et du ministère. La HAS est seulement compétente en matière de coopérations interprofessionnelles, et estime qu’il convient de mieux les développer. Vous avez raison, certains corporatismes s’expriment. La HAS peut avoir un rôle à jouer dans ce champ-là.