CAS ZikaLe 9 février 2016, la commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale a auditionné Marisol Touraine, ministre des affaires sociales, de la santé et du droit des femmes, au sujet de l'épidémie de maladie due au virus Zika.

Dans ce cadre, Jean-Louis Costes a interrogé la ministre sur les moyens mis en oeuvre pour diffuser une information fiable aux professionnels de santé ainsi qu'au grand public.

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Extrait du compte-rendu de la commission

M. Jean-Louis Costes. Nous sommes face à un problème de santé apparu assez soudainement, et dont la médiatisation a été immédiate. Comment informer sans affoler ? Comment est diffusée l’information ? Ce sujet fait-il l’objet d’une information spécifique via les ARS auprès des professionnels de santé ? Certains de nos administrés nous posent des questions parfois à bon escient, mais parfois aussi sur la base d’éléments parfaitement erronés.

Mme Marisol Touraine, ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes. Pour répondre précisément à votre question, monsieur Costes, nous avons envoyé des messages aux hôpitaux et aux médecins, en leur indiquant que, s’ils observaient tel et tel symptôme, il pouvait s’agit du Zika, et que, s’ils pensaient que des femmes enceintes étaient touchées par le virus, ils devaient mettre en place un test pour le vérifier et faire un suivi échographique très rapproché. Des médecins ont ainsi appelé au téléphone les femmes enceintes de leur patientèle pour leur donner des conseils.

Actuellement, notre inquiétude ne porte pas sur un éventuel débordement des structures de soins : à ce stade de l’épidémie, il n’y a pas de surcharge excessive pour les hôpitaux. En revanche, si l’épidémie se poursuit, nous devrons faire face à un afflux de malades, à la fatigue des professionnels de santé et au fait que certains d’entre eux seront peut-être eux-mêmes malades, ainsi que nous l’avons vu lors de l’épidémie de chikungunya. Lors de cet épisode, nous avions envoyé des renforts : des professionnels de santé métropolitains étaient venus remplacer leurs collègues à la Martinique ou à la Guadeloupe, pour permettre au système de soins de fonctionner. Nous mettrons en place, de la même façon, tous les moyens nécessaires pour faire face au Zika.