CASLe 16 septembre 2015, la commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale a auditionné M. Didier Migaud, premier président de la Cour des Comptes, dans le cadre de la préparation de la prochaine loi de finances de la Sécurité sociale. Jean-Louis Costes a notamment relevé les inquiétudes exprimées par le rapport de la Cour des Comptes sur la fragilité de la Sécurité sociale, ainsi que sur l'effacement du modèle des centres de lutte contre le cancer. Voir la vidéo... 

 

Extrait du compte-rendu de la séance

M. Jean-Louis Costes. Votre conclusion, monsieur le Premier président, est forte : la sécurité sociale court aujourd'hui des risques graves, et il nous faut faire des choix. C'est un avertissement que doivent entendre les pouvoirs publics, et notamment tous les parlementaires. L'écart entre l'ONDAM et la croissance du PIB me paraît particulièrement inquiétant.

Vous qualifiez les centres de lutte contre le cancer de « modèle original et précurseur », tout en indiquant que leur spécificité s'estompe et que leur stratégie doit être repensée. Pouvez-vous préciser ces points ? Il s'agit là d'une priorité de santé publique, et je crois voir poindre dans vos écrits une certaine inquiétude.

M. Antoine Durrleman, président de la sixième chambre de la Cour des comptes. S'agissant des centres de lutte contre le cancer, nous n'appelons pas à leur fermeture. Nous disons simplement que ce sont souvent de petites structures, qui ont besoin d'être adossées. Elles peuvent s'adosser les unes aux autres. Mais nous notons également que quatorze d'entre elles se situent sur un même site qu'un CHU. Des coopérations existent, mais ce sont des coopérations que je qualifierai de « résignées » : nous les préférerions positives, allant jusqu'à la fusion.