Le 3 juin 2015, Jean-Pierre Door, président de la mission sur l'organisation de la permanence des soins, a présenté son rapport d'information à la commission des Affaires sociales.

Jean-Louis Costes est intervenu lors de cette réunion pour souligner l'existence d'une vraie discontinuité des soins, avec de grandes disparités entre les territoires, ce qui constitue l'une des failles de notre système de santé.

Jean-Louis Costes espère que le rapport présenté donnera lieu à une traduction réglementaire et/ou législative et ne restera pas lettre morte.

 

Extrait du compte-rendu

M. Jean-Louis Costes. La discontinuité des soins est une des failles principales de notre système de santé à laquelle il faut absolument remédier. L’autre faille est l’immense disparité entre les territoires, d’autant que celle-ci tend à s’aggraver, ce qui est inacceptable.

J’espère que les propositions du rapport ne resteront pas lettre morte mais auront une traduction réglementaire.

Prenons garde à ce que les maisons médicales de garde ne constituent pas un nouveau miroir aux alouettes : alors que nous n’arrivons déjà pas à trouver de médecins pour les maisons de santé pluridisciplinaires que nous créons, comment en faire venir dans des MMG ?

J’ai noté avec intérêt les propositions du rapport en matière de délégation de tâche : je pense notamment au statut d’infirmier-clinicien – vous citez des exemples aux États-Unis, au Royaume-Uni et au Québec. L’instauration d’un infirmier de référence pour les hospitalisations à domicile me paraît une idée tout aussi pertinente.

J’ai la chance de résider dans un département où le 15 et le 18 ont fusionné : la communication en direction de nos concitoyens fonctionne bien.

Monsieur Door, vous avez raison : l’organisation de la permanence des soins ambulatoires doit rester départementale.