Jean-Louis Costes est intervenu lors de la discussion du projet de loi « d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt ».

Il a dénoncé l’esprit général de ce texte, qui :   

  • s’intéresse davantage à l’écologie qu’à l’agriculture, oubliant manifestement que les agriculteurs sont bien souvent les premiers écologistes,
  • multiplie les réglementations et les dispositifs de contrôle là où il conviendrait au contraire d’aller vers plus de simplification et d’allègement des charges,
  • n’apporte aucune solution aux difficultés que rencontrent les agriculteurs aujourd’hui.

Le seul élément important de ce texte est la création des Groupements d’intérêt économique et environnemental (GIEE). Mais avec cette mesure, le projet de loi laisse entendre que, de façon isolée, les agriculteurs seraient inévitablement des pollueurs. Il les stigmatise sans tenir compte des efforts considérables qu’ils ont faits et qu’ils continuent à faire de façon individuelle et spontanée pour moderniser leur activité et en limiter l’impact sur l’environnement.

La création de ces « kolkhozes écologistes » est symptomatique de l’aveuglement idéologique du gouvernement. Ce dernier a choisi de se focaliser sur la « transition vers des systèmes agro-écologiques », alors que la priorité pour notre agriculture devrait être la recherche de compétitivité et de simplification.

Ce projet de loi, dans son ensemble, passe à côté des véritables préoccupations des agriculteurs et ne répond aucunement à la question de l’avenir de l’agriculture française.