La démission du gouvernement Valls était le résultat des non-décisions de François Hollande. Il était évident que cela allait rapidement se produire. Sur le plan économique, il existe deux courants fortement opposés et qui provoquent une ligne de fracture au sein du gouvernement : un premier qui vient de l'extrême gauche et que soutient Arnaud Montebourg. Il a d'ailleurs été un très mauvais ministre de l'Economie, toujours dans les postures et les annonces mais sans aucun résultat. Le second courant se situe dans la ligne sociale-démocrate. C'est l'orientation retenue par le gouvernement et c'était, à mon avis, la seule solution possible.

Ce qui compte aujourd'hui, au-delà des querelles d'égos, des ambitions personnelles et des petites combines politiques, c'est que le nouveau gouvernement travaille enfin au redressement économique et social de la France après deux ans de pure idéologie, d'errements, d'indécisions et de quelques décisions d'une rare incompétence. Les réformes indispensables doivent être engagées immédiatement : simplification du droit du travail et baisse du coût du travail, relance de l'économie par un soutien accru aux chefs d'entreprise, réduction de la dette, réforme du système des retraites... mais surtout, il faut se tenir à ces réformes et les mettre en place rapidement. Quant à l'avenir, une dissolution serait la pire des choses et aboutirait à une réelle crise de régime. Une cohabitation ne permettrait pas d'engager les réformes nécessaires au redressement du pays. Pour notre pays, pour la France, il est urgent d'agir.